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En raison de la rareté des sources
et de leur fiabilité relative, il est impossible de restituer
les circonstances exactes qui préludèrent à la
naissance de la « Rus », la future Russie.
Les avis des historiens divergent sur l’importance du rôle des Varègues, nom des Vikings qui opéraient à l’est, dans sa fondation. De même, plusieurs points de vus s’opposent sur l’étymologie du nom « Rus ». On évoque le mot suédois « ruotsi » signifiant « ramer », mais aussi le nom d’une tribu scandinave, ou encore une référence à la couleur des cheveux des Varègues, les gens « roux ». De Rourik (Rurik ou Riurik selon les transcriptions), le personnage central du roman, on sait fort peu. Il est évoqué dans seulement quelques lignes de la Chronique des temps passés. Ce document, le plus ancien sur l'histoire de la Russie et de l'Ukraine, a été écrit par un moine, Nestor, plus de deux siècles après les événements, et a connu plusieurs modifications par la suite. La Chronique des temps passés mentionne la venue de Rourik à Novgorod, avec ses frères Sinéus et Trouvor, à la suite d’un appel lancé par les Slaves résidant autour du lac Ilmen. Ceux-ci, en conflit avec les autres tribus slaves, après s’être alliés avec elles pour expulser les Varègues de leurs territoires, auraient souhaité le retour de leurs ennemis d’hier afin de rétablir l’ordre. Rourik aurait pris le pouvoir à Novgorod, la ville nouvelle, selon son étymologie scandinave, qu’il aurait érigée en principauté. Mais selon certaines sources, il ne serait pas allé plus loin que l’ancienne Ladoga, Staraïa Ladoga, et la fondation de la principauté de Novgorod serait plus tardive. |
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| Par ailleurs, les chroniqueurs byzantins font bien état d’une offensive des Varègues sur Constantinople vers 862, dans les années où se situe le roman. Après la mort de Rourik, vers 882, l’un de ses parents, Oleg (Helgi en norrois), reprend son héritage. L’existence d’Oleg, au contraire de celle de Rourik, est attestée. Oleg, dit le Sage, s’empare de Kiev, fondée quelques années plus tôt par Askold et Dir, qu’il tue, et en fait véritablement le berceau de la Russie. Il établit son contrôle sur le Dniepr et lance une nouvelle attaque contre Constantinople. Celle-ci conduit à la signature d’un traité de paix en 911 qui reconnaît l’Etat Rus de Kiev et permettra de développer l’un des principaux axes commerciaux du Moyen-âge, la fameuse Route des Varègues aux Grecs, reliant la Baltique à la mer Noire. Le successeur d’Oleg, Igor, pourrait être le fils de Rourik, mais cette filiation reste bien incertaine. Il n’en demeure pas moins que Rourik, en dépit de son statut légendaire, conserve la paternité de la dynastie qui gouvernera la Russie jusqu’en 1598, à l’avènement des Romanov. Parmi les représentants les plus célèbres de cette dynastie, on peut citer saint Vladimir, qui imposera la conversion de la Russie au christianisme, et fera précipiter l’antique dieu Péroun dans la Volga, Alexandre Nevski, vénéré aussi comme saint dans l’église orthodoxe, et Ivan le Terrible, le premier Tsar de toutes les Russies. Aujourd’hui encore, les plus anciennes familles de l’aristocratie russe se réclament d’une ascendance rurikide. |
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Andronic Comnène, le personnage central de « L’Aigle de Constantinople » a existé, et les péripéties de son existence sont authentiques. Cette figure hors du commun, qui évoque à la fois le Comte de Monte-Cristo, Don Juan et Néron, a marqué ses contemporains. On retrouve ainsi sa trace aussi bien dans les écrits des chroniqueurs latins, byzantins, arabes ou encore géorgiens. Cet incroyable parcours devait inévitablement exciter un jour ou l’autre la curiosité d’un romancier, en l’occurrence d’une romancière. Le roman a fait l’objet d’un travail de recherche minutieux. Parmi les textes mentionnés, il faut dire quelques mots de celui qui a été le plus utilisé, les annales de Nicétas Choniatès. Né vers 1155 dans une famille de l’aristocratie byzantine de Phrygie, Nicétas Choniatès est l’un des principaux chroniqueurs de l’Empire byzantin au Moyen-âge. Haut fonctionnaire, il entre au palais impérial comme secrétaire en 1180. Il se retire en 1183 pour protester contre la tyrannie d’Andronic. Il revient à Constantinople lors de l’accession au trône d’Isaac Ange et, après avoir rempli plusieurs missions prestigieuses, finit sa carrière comme grand logothète. Il décède vers 1215. L’Aigle de Constantinople n’est pas la suite de Moi, Constance, princesse d’Antioche. Mais les deux romans se déroulent au XIIème siècle et mettent parfois en scène les mêmes personnages et les mêmes lieux. C’est pourquoi une bibliographie commune, non exhaustive, est présentée. |
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Constance de Hauteville est un personnage peu connu de la grande Histoire. En revanche, ses deux époux successifs, Raymond de Poitiers, fils de Guillaume le Troubadour et oncle d’Aliénor d’Aquitaine, ainsi que Renaud de Châtillon, l’ennemi juré de Saladin, furent des grandes figures du Moyen-Orient des Croisades. Si la «chair» du récit et son éclairage appartiennent entièrement à l’auteur, la trame est en revanche basée sur des événements et des personnages bien réels. Un travail de recherche fouillé a été nécessaire, afin de faire revivre de façon aussi fidèle que possible Constance et son temps. |
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